Le silence est enfin rompu. Après six longues années d’absence, P-Jay signe un retour fracassant qui fait déjà trembler les réseaux sociaux. Alors que la sortie de son nouveau projet est calée pour le 28 avril, le rappeur n’a pas pris de gants pour donner son avis sur l’état actuel du Rap Kreyòl. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a épargné personne.
Wendyyy : Le « King » du Rap Kreyòl a-t-il perdu sa plume ?
P-Jay reconnaît le statut de patron de Wendyyy. Pour lui, il n’y a aucun débat : sur scène, le King est au-dessus du lot. Son professionnalisme, son « standard » international et sa maîtrise du stage font de lui une bête de scène incontestable.
Cependant, P-Jay lâche une petite bombe sur ce qui fait l’essence même du rap : le texte. Selon lui, le niveau lyrique de Wendyyy ne suit pas. « Je ne suis pas satisfait au niveau lyrique », a-t-il lâché froidement. Un constat qui risque de faire grincer des dents chez les « Chinwa », mais P-Jay persiste : la forme est là, mais le fond manque cruellement de relief.
Baky : L’élève face au maître ?
Si la tension est souvent palpable entre les fanatiques, P-Jay, lui, joue la carte de la sagesse… avec une pointe d’arrogance. Il ne voit pas Baky comme un ennemi, mais plutôt comme un allié de combat pour la culture.
Mais attention, P-Jay a tenu à remettre les pendules à l’heure sur la hiérarchie : il considère Baky comme son « élève ». Pourquoi ? Parce que selon lui, le style et les innovations que Baky utilise aujourd’hui sont les fruits du chemin que P-Jay a lui-même tracé il y a des années. En clair : Baky marche dans les pas du maître.
Le verdict du 28 avril
Reconnu comme l’un des plus grands innovateurs de l’histoire du Rap Kreyòl, P-Jay sait qu’il est attendu au tournant. Après avoir distribué les bons et les mauvais points à ses collègues, il devra prouver le 28 avril que sa propre plume n’a pas pris une ride.
Le rendez-vous est pris. Le « professeur » est de retour, et il compte bien montrer à la nouvelle génération comment on innove vraiment.