Image default
Articles

Djobann, l’étoile montante du rap haïtien brille à Indiana

 
Djobann, l’étoile montante du rap haïtien brille à Indiana
Une nouvelle étoile brille sous les cieux américaines. Son nom: Djobann. Rappeur, compositeur, sa plume transperce une réalité profonde et met à nu les problématiques trop souvent abandonnées. Émigré aux États-unis il y a cinq ans, Djobann est très populaire dans la contrée de Indiana Polis. Lensky Prodz est allé à sa rencontre pour présenter sa vie, son parcours mais aussi sa passion pour la musique.

Giovhanni Legagneur AKA Djobann, retenez bien ce nom ! Il continu à faire parler de lui sur le sol américain. Peu connu du public haitien, il est celui qui veut apporter une touche nouvelle dans l’histoire du rap haitien. Djobann, né le 27 Novembre 1997, fait partie de la nouvelle génération 2.0 de la Big Apple. Il a déposé sa valise depuis 2015 au pays rebaptisé ” Oncle Sam”. Natif de Carrefour-Feuille, quartier de Port-au-Prince, ce jeune qui dit avoir une passion démesurée pour la musique caresse le rêve de transporter le rap haïtien à Indiana Polis.

Rappeur depuis 2017, alors qu’il avait 19 ans. La musique dans l’âme et la passion comme boussole. Celles-ci l’ont conduit vers ce tunnel qui fait de lui une nouvelle star.

” J’ai reçu la musique comme héritage. C’est devenue une tradition dans ma famille. Dans les sillages de Dezirab, mon cousin, il y avait autant de Legagneur qui ont joué au côté de Sweet Micky, donc c’est un héritage familial axé sur le travail, la concentration qui fait de moi le nouveau chouchou des amants du rap haitien a Indiana, cette ville qui m’a accueilli témoigne Djobann.

Giovhanni Legagneur, un artiste à plusieurs chapeaux

Mis à part la musique comme passion. Lors de ces passe-temps, le jeune rappeur joue au foot et s’exerce comme professionnel sur le territoire américain. A l’école, au collège Dei-Virtus, on voyait en lui un rappeur qui allait révolutionné l’ordre des choses.

« J’ai pas fais appel au rap, ce rythme viens vers moi et je l’ai accueilli avec sagesse et tranquillité ” se souvient le jeune artiste qui depuis ses débuts fonctionne en solo.

Des parents et amis l’ont supporté dans ces œuvres

Des jeunes qui décident souvent de faire du rap sont souvent bloqués en route par des parents qui repoussent leur choix. Ses familles sont au premier loge de ces supporters favoris. ” j’ai eu jusqu’ici un support sans failles de la part de mes parents, mes amis et la petite communauté haïtienne qui commence déjà à retenir mon nom” témoigne le chanteur.

Le premier single de Djobann fait tâche d’huile sur Youtube et Facebook avec respectivement 25 mille views et 3 mille. En janvier 2017, son premier single “Kore poum korew” a eu un succès sans précédent. Arrivé à Indiana, sa carrière allait effectivement prendre sa vitesse de croisière.

” ici dans cette ville, j’ai joué au côté de ceux qui sont considérés comme des icônes en Haïti. Il s’agit entre autres de Mikaben, Tony Mix, Baky, et comme la cerise sur le gâteau Blaze One partagera une scène avec moi le 14 Mars prochain à Indiana” se réjouit l’ancien élève de Dei-Virtus.

Mercantilisme, capitalisme a fond, Djobann a une passion folle pour conquérir de l’argent mais surtout celui qui est propre. Son dernier vidéo titré ” Lajan” traduit sa volonté de montrer l’importance de ce sésame pour quiconque qui respire.

” Je rends hommage aujourd’hui à Nu Rich Music, cette production qui a édité cette musique qui tourne assez bien sur les réseaux sociaux. Ce records possède de nombreux techniciens extraordinaires, rire je les considère comme des robots, les images de ce tube sont superbes ” affirme le jeune rappeur.

Bourré de talent et déterminé, l’ancien élève de Dei-Virtus a connu une cote de popularité cette année 2019 avec le tube “Lajan”. Djobann voit dans 10 ans qu’il sera un petit protégé dans le rap business. Il souhaite rester dans les sillages de BIC, de Blaze One qui ont fait la gloire de toute la société haïtienne.

COPYRIGHT : Lensky Prodz